Bernard Brisé joue avec les apparences et les apparitions.

En libre référence à la photographie spirite, photomontage très à la mode à la fin du XIXe siècle où des personnes réelles se trouvaient en présence de « spectres », il incorpore par surimpression des visages, des bustes, des regards, photographiés individuellement, à des moments distincts, mais toujours devant le même fond, un mur de son jardin.
De ces rencontres insolites naissent des mystères, des doutes, des possibilités.
Les visages et les expressions prennent un sens nouveau, contribuent à écrire une autre histoire, issue de cette juxtaposition, de cette intimité recréée.
L’altérité se nourrit d’analogies et de confrontations, le regard porté sur l’autre est à l’origine de ces binômes singuliers dans le riche labyrinthe des nuances.
En se faufilant entre les corps, le texte de Derek Munn cherche les mémoires derrière ce paysage de visages, il s’installe dans l’attente, l’expectation. À travers le bruissement du silence, il imagine un voyage vers un angle de pensée inaccessible, où nos mémoires seront peut-être renouvelées.

Le regard à quatre yeux

20,00€Prix